Topographies réunit différentes approches de la photographie en lien avec le patrimoine dans différents arrondissements de la ville de Québec. Cet automne, les artistes Guillaume D. Cyr, Simon Elmaleh, Audrey Lahaie, Florence Le Blanc, Renaud Philippe et Michel Teharihulen Savard prennent part à une résidence de prise de vue durant laquelle ils sont conviés à réfléchir, par l’image photographique, aux différentes manifestations du patrimoine – tant le patrimoine bâti et matériel que le patrimoine vivant et immatériel – dans leur vie, sur leur territoire et en collaboration avec des citoyens. L’artiste-chercheur David Nadeau Bernatchez se joint également à eux pour développer un travail de création qui agira comme liant entre les différentes investigations des artistes. À l’issue des résidences, les images seront rassemblées dans une publication qui sera ensuite distribuée dans les différents arrondissements. Avec Topographies, la photographie donnera l’occasion de parcourir la ville au travers de recherches dans les archives et sur le terrain, menant à des rencontres et des regards inédits.

Réalisé par VU grâce au soutien financier de l’Entente de développement culturel entre la Ville de Québec et le ministère de la Culture et des Communications, dans le cadre du programme Mise en valeur du patrimoine par les arts.

 

Image : Instagram @projet_ludovica – Cf. Gaspard Chossegros de Léry. « Relevé de la ville et projet de fortifications » (détail), 1716 – Source Bibliothèque et archive Canada

 

Biographies

Né à Vanier (Canada), David N. Bernatchez est un bricoleur de savoirs, d’images et de sons. Il vit et travaille notamment à Québec. Autodidacte de la musique et du cinéma, David détient un doctorat en anthropologie et en histoire (EHESS et U. Laval, 2013). Après quelques années dans le milieu de la recherche et de l’enseignement universitaire, son intérêt pour les formes plus libres le pousse à développer de nouveaux projets et collaborations en cinéma, en écritures diverses et en arts de la scène. Qu’ils portent sur le sport (The Game (2005), Des temps morts (2009)), la musique (Solo Kinshasa (2013), Rumba in Spaces (2018)) ou plus largement, sur l’histoire et la mémoire (Jacques Julien (2015), Ludovica (2018)), ses projets témoignent d’obsessions narratives et territoriales (Québec et R.D. Congo). Ses oeuvres, conférences et performances ont été présentées sur différentes scènes et dans différents pays.

Guillaume D. Cyr est né en 1982. Il est originaire de New Richmond en Gaspésie. Depuis plusieurs années, il vit à Québec et y travaille comme photographe professionnel. En 2008, il obtient un baccalauréat en arts visuels à l’Université Laval suite à sa formation technique en photographie du Cégep de Matane. Étant un artiste versatile, il aime autant pratiquer une photographie artistique que commerciale. En 2010, il crée son propre studio de photographie dans le quartier Saint-Sauveur.

Ayant étudié au Conservatoire de Musique de Québec en composition électroacoustique et cofondateur/membre de l’orchestre d’hommes-orchestres, Simon Elmaleh s’autoproclame artiste-bidouilleur-inspiré ! Récipiendaire de plusieurs bourses et distinctions du Conseil des arts et des lettres du Québec, de la Ville de Québec ainsi que du The City of Toronto Glenn Gould Protégé Prize, son travail se décline sous diverses formes en musique, en performance et en art interdisciplinaire. D’une versatilité indéniable, il adapte son approche au gré des productions auxquelles il se joint. Son travail a été présenté dans plus de quinze pays.

Audrey Lahaie vit et travaille à Québec. Elle détient une maîtrise en arts visuels de l’Université Laval. Audrey privilégie le médium photographique. Elle se spécialise dans le portrait intime et spontané ainsi que le paysage marqué par l’humain. Elle base ses explorations sur la représentation de rencontres singulières avec différents sujets. Elle aime penser qu’il se crée des ponts sensibles entre les différents caractères d’un lieu et les sentiments humains. Elle s’intéresse aux dynamiques du regard et à la narrativité qui émerge, notamment, du rapprochement portrait-paysage. Son exposition individuelle Portraits d’une rencontre a été présentée en mai 2017 au Centre de diffusion en photographie et arts médiatiques L’ÉTABLI. Au printemps 2017, elle a obtenu une bourse Première Ovation parrainée par VU. Son travail fut présenté lors d’expositions collectives à Québec et Montréal, notamment dans le cadre de la deuxième édition du Grand Projet Secret de Canadian Bacon 2017.

Florence Le Blanc a présenté ses œuvres à l’occasion de plusieurs expositions solos et collectives au Québec et à l’étranger, notamment au Sesc Pinheiros de São Paulo, aux Rencontres internationales de la photographie en Gaspésie et à la galerie Brownie Art Photography de Shanghai. En 2013, elle était sélectionnée pour représenter le Québec en photographie à l’occasion des Jeux de la Francophonie (Nice). Elle a occupé différentes fonctions associées à la diffusion des arts visuels, notamment dans les milieux de la muséologie et de l’édition. L’artiste a complété un doctorat qui interrogeait les formes hybrides générées par les interactions de la photographie avec d’autres langages (Université Laval). En tant qu’auteure et chercheuse, Florence Le Blanc a collaboré à différentes publications consacrées à l’art actuel. À titre de chargée de cours, elle enseigne désormais l’art et l’histoire de l’art dans différentes universités du Québec.

Renaud Philippe (1984) a grandi et vit à Québec. Photographe documentaire indépendant, il travaille depuis 15 ans principalement sur les conséquences au long terme, pour les populations civiles, des conflits armés. Il se concentre principalement sur l’Asie du sud et l’Afrique de l’est, toujours de façon indépendante, souvent en temps de crise. Son travail documentaire se penche sur les notions de l’exil forcé, du traumatisme collectif, dans un contexte géopolitique actuel mais aussi historique. Le médium photographique est avant tout une rencontre, un lien créé par la volonté de témoigner, sensible au drame vécu par ceux qui ont du tout quitter, victime de la guerre, de l’injustice, de catastrophes naturelles.

Michel Teharihulen Savard est membre de la Première Nation Wendat de Wendake. En 2009, il participe à la première exposition collective d’art contemporain produite par le Musée huron-wendat La loi sur les Indiens revisitée, également présentée au Musée McCord en 2012. Ses œuvres Divulgation proactive et Réciprocité ont par la suite fait partie de l’exposition C’est notre histoire, au Musée de la civilisation de Québec en 2013. Son travail a aussi été présenté lors de l’exposition Résistance : Plus jamais l’inaction, dans le cadre de Manif d’art 7 en 2014, puis de 2016 à 2018 dans l’exposition collective Microcosme, présentée par le centre d’art de Rimouski. Sous l’égide du Centre de valorisation du patrimoine vivant (Ès Trad), Teharihulen fait présentement parti de la formation Mocassins volants, ensemble de musiciens québécois, acadien et wendat, qui nous présente un métissage de leurs patrimoines musical respectifs.

Collaboration

Entente ville