Depuis août dernier, de nombreuses rencontres ont lieu entre les participant.e.s du projet Yahndawa’ et les résidences dans les sept organismes se sont amorcées. Voici quelques images qui témoignent de moments passés ensemble et des indices de choses qui s’y trament.

 

Yahndawa’ est un projet d’échange entre les communautés artistiques de Wendake et de Québec. Les artistes y sont appelés à partager autour de leurs pratiques, mais aussi à collaborer, avec le soutien d’organismes artistiques, pour ensuite diffuser conjointement leur travail. Suivant la rivière (yahndawa’) qui relie nos deux communautés – dénommée Akiawenrahk/la Saint-Charles –, ainsi que l’idée de portages, chacun arrive dans ce projet avec son bagage, qui est ensuite amené sur de nouveaux territoires, avec la complicité des un.e.s et des autres.

 

Ce projet est un échange à propos des pratiques artistiques elles-mêmes, mais permet aussi plus largement de discuter et de réfléchir à nos conceptions, nos façons de faire, nos visions, nos réalités, nos identités.

 

Les ateliers

À l’occasion de visites à Québec et à Wendake et d’une sortie en canot à l’été 2021, les participant.e.s et des représentant.e.s de chacun des organismes impliqués dans le projet ont appris à se connaître.

 

Les résidences

Jusqu’à la fin juin 2022, des groupes d’artistes formés à la suite des ateliers sont accueillis par les organismes pour soutenir la production des œuvres avec les moyens artistiques et techniques qui leur sont spécifiques.

 

La diffusion

À l’automne 2022, des expositions et événements auront lieu dans plusieurs centres de Québec ainsi qu’à Wendake.

 

En parallèle à ces volets, VU accueille dans ses espaces le campement, lieu de rassemblement accessible en tout temps par les personnes participantes. C’est un endroit où se retrouver, échanger, mettre en commun, travailler, lire, créer.

 

 

Artistes : Annie Baillargeon, Aïcha Bastien N’Diaye, Anne-Marie Bouchard, Dgino Cantin, Philip Després, Alexis Gros-Louis, France Gros-Louis Morin, Érika Hagen-Veilleux, Andrée Levesque Sioui, Jeffrey Poirier, Nicolas Renaud, Alain-Martin Richard, Teharihulen Michel Savard, Manon Sioui.

Auteur.e.s : Guy Sioui Durand et Anne-Marie Proulx

Organismes : Avatar, La Bande Vidéo, La Chambre Blanche, Le Lieu, L’Œil de Poisson, Rhizome, VU.

Projet initié grâce à une collaboration entre le collectif wendat et VU.

 

Ce projet est réalisé avec le soutien financier du Conseil des Arts et des Lettres du Québec ainsi que celui de l’Entente de développement culturel entre la Ville de Québec et le ministère de la Culture et des Communications.

 

 

 

Biographies

Aïcha Bastien N’Diaye

Aïcha Bastien N’diaye, est une artiste aux identifications multiples dans les cultures de la nation Wendat, africaine et québécoise, et dont l’énergie puissante s’exprime dans le métissage des formes qu’elle performe et danse. Entre danse traditionnelle de Pow Wow et performance, Aïcha est de plusieurs projets de création multidisciplinaires notamment avec les Ivanie Aubin Malo (Tangente), Barbara Diabo et Catherine Dagenais-Savard (Compagnie Marie Chouinard). Aïcha Bastien N’diaye a composé un des plus étonnants duos en performance avec Louis-Karl Picard Sioui lors du RIAPA (Rassemblement Inter nations d’Art Performance en 2018).

Alexis Gros-Louis

Alexis Gros-Louis est un artiste wendat multidisciplinaire originaire de Wendake (Québec, Canada). Il vit et travaille présentement à Tiohtià:ke – Mooniyang ; Montréal (Canada). Alexis a obtenu une maîtrise en beaux-arts de l’Université NSCAD (2020). Il a auparavant obtenu un baccalauréat en beaux-arts de l’Université Concordia (2017), lors duquel il s’est spécialisé en photographie, et un DEC en arts et design du Collège LaSalle (2014). Tandis que la photographie est au cœur de la pratique de Gros-Louis, l’artiste juxtapose les procédés photographiques avec différents médias. Paratextuelles, ces combinaisons servent à explorer la matérialité des images, ainsi que les récits et dialogues entre les objets, l’espace et le spectateur. Le travail d’Alexis Gros-Louis explore plus particulièrement les thèmes de l’identité, de l’indigénéité, des cultures normatives et dominantes, des systèmes de catégorisation, de l’obsolescence, ainsi que des questions fondamentales sur l’art, la création artistique, son contexte actuel et historique.

France Gros-Louis Morin

Tewatironnyon, France Gros-Louis Morin, artiste diplômée de l’École des arts visuels de l’Université Laval. L’artiste et mère de trois enfants se passionne pour l’image sous toutes ses formes et le multiple ainsi que pour les pratiques multidisciplinaires. Elle déconstruit pour reconstruire. Les recherches de Tewatironnyon touchent principalement l’identité territoriale et généalogique de sa communauté, Wendake. Sous son œil de photographe s’agencent des éléments de la Nature, du Nionwentsïo ainsi que des scènes du territoire et de la vie quotidienne en mutation de Wendake.

Andrée Levesque Sioui

Andrée Levesque Sioui, ou Kwe’dokye’s, est autrice, compositrice, interprète engagée dans la transmission de la langue, des traditions orales et des chants de sa communauté wendat. Sa conscience de l’histoire et de ses enjeux, ainsi que l’intégrité de son travail garantissent son apport dans l’ensemble de ce projet. Elle a notamment performé en duo avec Soleil Launière pour l’événement Équinoxe Autochtone du Cercle Kisis 2021; en duo d’oralités performatives avec Teharihulen Michel Savard à l’événement La Tente Parlante (Québec, 2020) et au RIAPA (Rassemblement Inter nations d’Art Performance, 2018). Kwe’dokye’s est aussi le pivot du spectacle performatif nomade Bingo Littéraire du salon du livre des Premières Nations, initié par Louis-Karl Picard-Sioui, créateur de Kwahiatonhk, en tournée depuis 2019.

Teharihulen Michel Savard

Teharihulen Michel Savard travaille comme sculpteur, orfèvre, conservateur et joueur de tambour d’eau et performeur. Ses œuvres multidisciplinaires témoignent de son engagement politique et célèbrent les racines de l’imaginaire de son peuple de la nation huronne-wendat. Invité à exposer pour l’ouverture du premier centre d’artistes autochtones Daphné à Tiöhtiàke/ Montréal en 2021, ses œuvres font aussi partie de l’exposition Le Legs visuelle/littéraire du Salon du Livre Kwayatonhk à Shawinigan, l’importante exposition Kakakew. Imaginaires ensauvagés à la Galerie AMF à Québec, 2021; en duo d’oralités performatives avec Andrée Kwendokye’s à l’événement La Tente Parlante (Québec, 2020); l’exposition itinérante Microcosmes (2019), performance en duo avec Andrée Kwendokye’s au RIAPA (Rassemblement Inter nations d’Art Performance, 2018), Résistances (Manif d’art, 2017), La loi sur les Indiens revisitée (Musée de Wendake, 2009).

Manon Sioui

Manon Sioui est une artiste multidisciplinaire de Wendake. Elle puise à même la culture de ses ancêtres toute l’inspiration de ses créations. Active dans le milieu des arts depuis son jeune âge, elle a déjà plusieurs expositions à son actif au Québec, et dans plusieurs grandes villes du Canada telle que Montréal, Ottawa et Toronto. Elle a aussi exposé en France, en Allemagne, au Danemark, en Suisse et en Italie dont l’une de ses oeuvres s’y trouve en exposition permanente à la Cité du Vatican et ce depuis 2002. De plus, de ses oeuvres ont été acquises par le Musée du Québec, le Musée de la Civilisation, le Musée de Wendake ainsi que par le Musée de La Rochelle en France.

Nicolas Renaud

Nicolas Renaud est artiste visuel et cinéaste. Il est également professeur adjoint et directeur du programme des Études autochtones à l’Université Concordia, où il est membre du Indigenous Futures Research Centre et du Loyola Sustainability Research Centre. Il crée des installations, des films expérimentaux et des documentaires depuis les années 1990, dont le film La Nouvelle Rupert, primé au festival Hot Docs de Toronto en 2013. Ses œuvres récentes incluent une série d’installations inspirées des wampums wendats (2021-2024), et plusieurs courts-métrages dont Florent Vollant : Je rêve en innu (2021) et Holiday Native Land (coréalisé avec Brian Virostek, Prix spécial du jury RIDM 2023). D’origine québécoise et autochtone, il est membre de la Première nation huronne-wendat de Wendake.

Annie Baillargeon

Née à Victoriaville, Annie Baillargeon détient une formation en arts visuels de l’Université Laval, à Québec, où elle vit et travaille. Son parcours comprend des expositions individuelles et collectives en centres d’artistes et dans des musées ainsi que de nombreuses participations à des événements d’envergure au Québec, au Canada, aux États-Unis, en Amérique du Sud et en Europe. Elle a cofondé deux collectifs en performance : Les Fermières obsédées de 2001 à 2015, puis B.L.U.S.H. depuis 2015. Elle est représentée par la Chiguer art contemporain à Montréal et à Québec. De plusieurs projets d’intégration à l’art public depuis 2007, signalons notamment son intervention aux bureaux de la ville de Montréal du Conseil des arts et des lettres du Québec. Elle a fait l’objet d’une vingtaine d’articles et publications en plus d’être récompensée par plusieurs prix et a été en nomination pour la longue liste pour le Québec du Prix Sobey en 2017. Ses œuvres font entre autres partie des collections permanentes du Musée des beaux-arts du Canada et du Musée national des beaux-arts du Québec et Banque d’art du Conseil des Arts du Canada.

Anne-Marie Bouchard

Anne-Marie Bouchard vit et travaille à Québec. Elle réalise des vidéos, films et installations depuis 1999. Ses réalisations s’inscrivent dans un cinéma expérimental, non narratif, d’art et d’essai. Son cinéma est un art de perceptions, d’impressions, d’évocation : de poésie. Ses œuvres vidéographiques sont distribuées par Spira.

Dgino Cantin

Détenteur d’une maîtrise en arts visuels de l’Université Laval, Dgino Cantin est basé à Stoneham-et-Tewkesbury. Cumulant plus de quinze ans de pratique artistique, il a exposé son travail dans différents lieux au Québec, au Canada ainsi qu’en Europe. Sa démarche a été soutenue par le Conseil des arts et des lettres du Québec et par le Conseil des arts du Canada et il est récipiendaire du prix Videre relève en 2005. Il enseigne au département des arts du Cégep Limoilou à Québec.

Phile Després

Phile Després est une artiste transdisciplinaire active sur la scène artistique de Québec depuis 2015. Son parcours est marqué par une formation auprès de figures majeures de l’art performatif, notamment ORLAN, Liping Ting et Monty Cantsin. En 2019, elle reçoit une bourse de perfectionnement du Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ) pour participer à un atelier du Marina Abramović Institute en Grèce. Phile a pris part à la Rencontre locale d’art performance (RLAP) en 2021, et s’illustre aussi dans des projets alliant musique, théâtre et performance. Elle est notamment membre du duo électro-pop Adieu Narcisse, qui a récemment complété deux tournées en France. On a également pu la voir dans On sentait déjà la dynamite à l’âge de pierre, présentée au Théâtre Premier Acte, ainsi que dans Yahndawa’, un projet présenté à Méduse en 2022.

Érika Hagen-Veilleux

Érika est une artiste multidisciplinaire native de Québec, graduée de l’École de cirque de Québec en 2017.  Elle cherche par le corps, la voix, la musique et la parole les espaces où faire émerger des échanges durables au sein des différents milieux artistiques de Québec. Elle navigue dans le milieu du cirque (Théâtre À Tempo, Machine de cirque), les milieux littéraires (Productions Rhizome, Slamcap), de la musique (Bleu kérosène), de la danse et du théâtre (Collectif Les Bambines, Chevalier.e Érrante). En 2016, elle co-fonde le BAM[Bouillon d’art multi] ainsi que le collectif multidisciplinaire Les Bambines, qui allie théâtre, cirque, poésie et musique. Leur première création, Untouched Land alias toi pis ta solitude en sachet déshydraté, est présentée à Premier Acte en 2019. C’est aussi en 2019 qu’elle a l’opportunité d’être mentorée par la poète Marie-Andrée Gill, avec le soutien de Première Ovation Arts littéraires.

Jeffrey Poirier

Né en France en 1986, Jeffrey Poirier est un artiste en art visuel basé à Québec et membre de la communauté LGBTQ+. Boursier du Conseil des arts et des lettres du Québec, du Conseil des arts du Canada et de Première Ovation, il fut en 2020 lauréat du Prix Videre Création en arts visuels aux Prix d’excellence des arts et de la culture de Québec. Détenteur d’un baccalauréat ainsi que d’une maîtrise en arts visuels de l’Université Laval, il a présenté son travail entre autres lors d’expositions solos à la Galerie RDV (Nantes, France), au Youkobo Art Space (Tokyo, Japon), au Centre culturel Franco-Manitobain (Winnipeg), à Diagonale (Montréal), à Circa Art Actuel (Montréal) ainsi qu’à l’Œil de Poisson (Québec).

Alain-Martin Richard

Alain-Martin Richard, Québec. Artiste de la manœuvre et de la performance, il a présenté ses travaux ici, là et là-bas. Comme essayiste et critique, il collabore à Inter, art actuel, Esse et Jeu. Membre actif du collectif Les Causes perdues© avec qui il a créé l’Atopie textuelle est une cause qui se perd, manœuvre planétaire.

Guy Sioui Durand

Wendat originaire de Wendake près de la ville de Québec au Canada, Guy Sioui Durand est membre du clan de Yanariskwa’ (clan du Loup). Il est Sociologue (PH.D.), critique d’art et commissaire indépendant. Chargé de cours et conférencier de renom, il a développé depuis 1993, fusionnant les formes autochtones de l’oralité avec les codes de l’art performance, ce qu’il appelle des harangues performées. Il appuie le projet de revitalisation de la langue Wendat.

Anne-Marie Proulx

Puisant dans nos conversations avec les territoires, et dans nos relations avec le langage, Anne-Marie Proulx crée des univers poétiques qui interpellent les liens à la fois individuels et collectifs que nous entretenons avec nos environnements. Elle est artiste et autrice, et également codirectrice de VU.

Collaboration

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