Annual ongoing residency for artists of Québec City.

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On connaît bien les installations multicouches d’Éloïse Plamondon-Pagé et sa grande sensibilité pour le thème de la mémoire. Pensons simplement à son exposition L’Air du temps présentée à Engramme en 2018, où l’artiste nous livrait à cœur ouvert un important morceau de son histoire familiale. Depuis quelques années, elle cumule les projets de résidences à l’étranger pendant lesquels les différents contextes et cultures modèlent sa perception du monde et la forcent à repenser ses façons de créer. C’est ainsi que, parallèlement à ses recherches en estampe et en installation, elle expérimente la vidéo dans une quête de liberté. Éloïse a accumulé au fil des années des centaines de vidéos, comme autant de fragments de réalité en mouvement, qui représentent pour elle un moyen de s’ouvrir au monde, de comprendre son rapport à celui-ci et de s’ancrer sur le territoire – intime comme extérieur. La vidéo étant concrètement constituée d’une accumulation d’images photographiques, Éloïse profitera de sa résidence annuelle à VU pour enrichir sa réflexion sur le fragment, sur la séquence d’images et sur sa mise en espace, dans l’espoir de nous partager un peu de son amour du monde.

 

Biographie

Éloïse Plamondon-Pagé se consacre à une pratique artistique visuelle alliant estampe, installation, vidéo, photographie et écriture. Basée à Québec, elle a poursuivi ses recherches dans le contexte de plusieurs résidences de création au Québec, au Canada, en Allemagne, en France, en Italie, au Portugal, au Japon, en Chine et en Islande, où elle a également exposé son travail dans le cadre de biennales internationales, d’expositions individuelles et d’expositions collectives. À travers son parcours nomade, elle se questionne sur sa propre démarche expérientielle et s’intéresse à la dynamique entre « l’Ailleurs » et le « local » comme potentiels de création : c’est en se frottant au monde qu’elle définit les enjeux d’une création contextuelle. Éloïse a été finaliste pour le prix Videre – Relève en arts visuels en 2018 pour son exposition L’Air du temps présentée à Engramme. Elle est récipiendaire de plusieurs prix et bourses, dont une bourse de recherche du FRQSC pour son projet de maîtrise en arts visuels à l’Université Laval, de même qu’une bourse de Première Ovation pour son projet en cours de réalisation Ce qu’il reste des vagues : La naissance d’une île.