La Chimie des corps propose cinq œuvres inédites sur le corps humain et ses représentations, conçues pour être présentées dans la vitrine d’une boutique de vêtements de New York.

Suite aux événements du 11 septembre, l’exposition a dû être annulée et ces photographies ont pris une signification totalement imprévisible à l’origine. Au-delà de l’anecdote ou du document, mais révélant de bien curieuses coïncidences et des analogies frappantes, ces cinq productions constituent désormais un étrange rébus évoquant la détresse et la perte.Serge Clément crée une atmosphère trouble où l’espace privé se confond dans l’espace urbain. Loly Darcel s’adonne à un jeu collectif qui révèle les glissements de sens dans la communication. Lucie Duval met en scène des tensions douloureuses entre langage et objets. Sylvie Lalibertéinvente des personnages suspects qui se jouent de leur propre identité. Joanne Tremblay interroge de manière ironique nos perceptions du corps et de l’organe de la parole.Une publication bilingue de 24 pages comprenant un essai de Andrée Daigle rend compte des œuvres et de l’histoire assez particulière d’une exposition qui n’a pas eu lieu. 

 

Vernissage
11 octobre 2002 20:00 - 22:00