Le projet Panorama réunit les œuvres d’une vingtaine d’artistes actifs sur le territoire de la ville de Québec. Cette initiative vise à faire connaître la diversité et la richesse de la création en arts visuels, permettant une brève et inhabituelle incursion dans l’univers de ces artistes. Entourant une partie du chantier du futur CHU, la fresque de quarante images propose des dialogues et des rapprochements entre des pratiques d’artistes issus de différentes générations et communautés, aux sensibilités et parcours diversifiés, proposant ainsi un survol de la création vivante et actuelle qui anime notre territoire.

Pour voir le panorama, rendez-vous sur le boulevard Henri-Bourrassa, près de l’intersection de la 22e rue!

 

 

Réalisé grâce au soutien financier de l’Entente de développement culturel entre la Ville de Québec et le ministère de la Culture et des Communications.

 

 

Biographies des artistes

Claudie Gagnon est une artiste autodidacte qui manipule les codes du tableau vivant, de l’installation, de la vidéo, et plus encore. Protéiforme et indiscipliné, L’orchestre d’hommes-orchestres cherche à renouveler les langages des disciplines en sautant de la musique aux arts visuels, en passant par le théâtre. Ils se sont alliés pour créer un parcours forestier à St-Alban où se sont enchaînées les scènes d’une cour royale insolite.

Fanny Mesnard est une artiste multidisciplinaire qui réfléchit à partir du dessin. Son univers visuel est peuplé de personnages hybrides évocateurs des croyances animistes et des fabulations qui habitent et conditionnent les rapports humains à la nature.

Audrée Demers-Roberge développe progressivement des liens intimistes et particuliers avec des environnements naturels. À l’aide de la photographie, d’une gestualité singulière ou d’interventions in situ, elle débusque les différentes nuances de la présence humaine qui animent les territorialités parcourues.

Cynthia Dinan-Mitchell explore la sérigraphie, la céramique et la peinture. Par sa démarche syncrétique, l’artiste renverse la hiérarchie des arts mineurs et nobles, et conçoit des mises en scène familières et intimes dans lesquelles, au bout du compte, l’étrangeté, la liberté, la séduction et l’humour se côtoient.

Luce Pelletier réalise des œuvres éphémères en nature et des sculptures permanentes dans l’espace public. Elle exhorte une réconciliation et une responsabilisation de l’homme vis-à-vis les environnements sauvages ou agricoles occupés par nos sociétés. Sa pratique tend à révéler les contradictions entre exploitation et protection des milieux naturels.

Animée par la forêt, les parcs ou tout territoire naturel, Émilie Bernard crée des dessins, des objets, des sérigraphies et des livres qui prennent place dans des installations intimistes. L’expérience de chaque élément invite à poser un regard contemplatif sur des traces de nature observables autour de soi.

Don Darby a développé une pratique sculpturale qui s’est longtemps manifestée par des pièces monumentales. À partir des années 2000, il a réalisé des sculptures d’animaux en voie de disparition qu’il recrée de mémoire après les avoir maintes fois dessinés, tout en mettant à profit une technique sculpturale unique qu’il nomme « dessin spatial ».

Hélène Matte est une poète issue des arts visuels qui se dit être une artiste plasticienne qui écrit. Sa pratique interdisciplinaire inclut particulièrement le dessin, l’art-action et les poésies manifestes hors du livre.

Giorgia Volpe s’intéresse à la capacité d’une œuvre à se disséminer dans un lieu, y transformant notre manière de l’expérimenter et de l’habiter. Qu’elle intervienne dans le tissu social ou qu’elle exalte la sensorialité de la mémoire par la photographie ou la vidéo, le corps est son point de référence.

Teharihulen Michel Savard travaille comme artiste sculpteur-installateur et orfèvre. Ses œuvres témoignent de son engagement politique et célèbrent les racines de l’imaginaire de son peuple de la Nation huronne-wendat.

Reno Salvail érige des sculptures et des installations dans des lieux déserts et inhabités, hors des sentiers battus. Sa démarche est celle d’un artiste aventurier qui considère la planète terre comme lieu de création, source d’inspiration et matière première de l’œuvre.

Carol-Ann Belzil-Normand manipule les différentes manifestations de l’animation, de la projection et de l’impression numérique pour interroger l’enchevêtrement entre la subjectivité et les perceptions. Son approche méthodologique féminine est axée sur un humour sensible explorant des expériences et des correspondances multisensorielles.

Jeffrey Poirier articule sa pratique autour de l’installation in situ et explore les limites entre architecture et sculpture. Il réalise des objets qui s’inspirent d’un langage ornemental, jouant souvent avec le motif qu’il soit géométrique ou organique.

Olivier De Serres explore les possibilités formelles en peinture et insuffle à ses tableaux une valeur autant esthétique que symbolique en employant comme outils le dessin et l’écriture. Il active ainsi une expérience faisant écho à la neurologie avec un ensemble constamment renouvelé de connexions picturales interprétables.

Eveline Boulva travaille le dessin et la peinture en cherchant à traduire et exprimer par l’image la complexité, la multiplicité, mais aussi l’unicité de ces territoires qui ancrent l’humain dans son milieu, l’individu dans sa société.

Charles-Étienne Brochu compose des images ambiguës, dont les mises en scène préoccupantes contrastent avec l’éclat coloré de ses figures dessinées. Ses œuvres abordent la complexité du monde actuel, les relations sociopolitiques et l’accumulation d’objets, tout en faisant référence à des expériences d’épanouissement et d’aliénation.

Kaël Mercader dessine, peint et sculpte en orchestrant des situations empreintes d’une certaine drôlerie. Son regard ludique s’intéresse à la figure humaine qui réagit à des phénomènes naturels comme la lumière, le bruit, les mouvements des animaux et des plantes.

Marie-France Tremblay pratique la sérigraphie, le tricot, la couture et la vidéo d’animation, pour transformer les aléas de la vie courante en de vastes panoramas, parfois réalisés in situ. Elle propose la rencontre d’une multitude de personnages accomplissant des scènes d’une banalité occasionnellement troublante.

Ivan Binet explore principalement la notion de paysage et travaille des points de vue qui entraînent une perte de référence spatiale déstabilisante, où la ligne entre représentation et abstraction fléchit pour amener le spectateur vers un état de vertige.

François Simard pratique la peinture depuis plus de 20 ans. Les sujets qui captivent son intérêt sont ceux qui contestent l’ordre, tout en étant de plus en plus banals et ordinaires. Alors qu’il passe ses journées à fabriquer des choses droites dans son atelier d’encadreur, il rêve le soir à des structures bancales et à des peintures de l’océan. Les choses se placent ainsi dans un espace incertain, l’instant d’un récit.

 

 

Collaboration