Assemblages 5 est le cinquième atelier collectif de création de maquettes de livres photo.

Pour Assemblages 5, Catherine Canac-Marquis et Laurence Hervieux Gosselin se partageront un espace de création de maquettes de livres photo, où se jouent dans la durée différents processus d’écriture et mises en relation à partir d’images. Leurs recherches individuelles se déploieront autour d’une table et sur les murs, et l’espace partagé leur permettra de dialoguer autour de leurs processus de travail. Assemblages 5 souhaite ainsi réfléchir à ce que permet l’échange entre artistes, et sur la façon dont les photographies elles-mêmes se parlent, se contaminent, pour enfin trouver une voix bien à elles.

Détails plus bas.

 

Une classe de maître avec Emmanuelle Léonard aura lieu du 25 au 27 mars.
Inscriptions à venir.

Assemblages est un projet imaginé à partir d’une idée d’Alexandre Berthier.

 

 

Catherine Canac-Marquis

Originaire de la ville de Québec, Catherine Canac-Marquis est une photographe qui vit et travaille à Long Beach, en Californie. Son plus récent travail examine les écosystèmes et les géosystèmes désertiques du Sud-ouest américain, abordant les grands enjeux environnementaux de notre siècle, tels que la rareté de l’eau, la préservation des milieux naturels, la désertification et les changements de climat. Elle travaille presque exclusivement avec la photographie moyen format et son approche privilégie la recherche scientifique, la collecte de donnée et les études sur le terrain. Elle a récemment cofondé Envelope, un collectif qui se veut de souligner le travail de femmes dans l’industrie de la photo et du documentaire, où la rencontre de diverses pratiques inspire de nouvelles collaborations. Elle est également militante pour la fondation Surfrider, qui se consacre à la protection des océans et des plages du monde entier, afin que tous puissent en bénéficier de manière récréative et écoresponsable. Elle détient un baccalauréat en beaux-arts avec distinction de l’Université Concordia et a récemment terminé un microprogramme de deuxième cycle en changement climatique à l’Université Laval. Elle poursuit actuellement un baccalauréat en sciences de l’environnement et développement durable entre l’Université Laval et l’Université de la Californie à Los Angeles (UCLA). Son travail a fait l’objet d’expositions solos et de groupe au Reykjavik Museum of Photography (Reykjavik, 2019), à la galerie The Letter Bet (Montréal, 2018) et à la Gallery 44 | Centre for Contemporary Photography (Toronto, 2017).

Laurence Hervieux-Gosselin

Laurence Hervieux-Gosselin (1991) est une artiste et photographe basée à Montréal. Elle a étudié en scénarisation et en communication à l’Université du Québec à Montréal, détient un baccalauréat en photographie de l’Université Concordia ainsi qu’une maîtrise en Art Photography du College of Visual and Performing Arts de Syracuse University, NY. En 2018, elle était finaliste du Scotiabank New Generation Photography Award et en 2014, finaliste du Ideastap Photographic Award avec Magnum Photos. Récemment, son travail a été exposé à La Castiglione (Montréal, 2020), à Aviary Gallery (Massachussetts, 2019), à Uqbar (Berlin, 2018) et au China Millenium Monument (Beijing, 2018).

Classe de maître avec Emmanuelle Léonard
25 mars 2022/27 mars 2022 13:00 - 19:00
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Catherine Canac-Marquis

Alors que la Californie a récemment adopté une loi qui l’oblige à obtenir 100 % de son électricité à partir de sources d’énergie propre d’ici 2045, de nouvelles infrastructures s’imposent pour répondre à la demande et menacent paradoxalement les milieux naturels du Sud-ouest américain. « Des millions d’hectares de zones protégées — en passant par l’emblématique parc national de Joshua Tree, jusqu’au lointain désert de Mojave — se trouvent actuellement en danger face à la pression du lobby de l’industrie solaire », avance la photographe. Parce que les installations solaires à grandes échelles transforment la nature des environnants où elles sont implantées, Catherine Canac-Marquis s’intéresse au rapport d’équilibre entre la préservation et la transformation des zones arides, et cherche à souligner l’importance de prendre le temps nécessaire pour comprendre un écosystème avant de le changer irrévocablement. Elle présente une vision lyrique, mais rigoureuse, des manifestations naturelles de l’énergie solaire, ainsi que de son exploitation. « Ponctuées d’allusions au soleil, mes images oscillent entre la représentation d’organismes adaptés aux habitats désertiques, des conséquences visibles du réchauffement climatique, et des infrastructures permettant de produire de l’énergie propre et renouvelable », avance l’artiste. Un récit entre onirisme et réalisme, « comme l’a si bien dit l’artiste Paul Klee “One eye sees, the other feels” », conclut-elle.

 

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Laurence Hervieux-Gosselin

Par une approche narrative de la photographie, Laurence Hervieux-Gosselin réfléchit à l’influence du storytelling sur notre perception du monde. À travers des séries photographiques, elle tisse des liens entre des histoires disparates, examinant des mythes modernes, des récits populaires ou sa propre histoire, qu’elle refaçonne en récits complexes qui ouvrent l’imaginaire. Elle cherche à interroger nos instincts narratifs, comme notre propension à emprunter inconsciemment des conventions narratives à des histoires familières afin de donner un certain sens à la vie, pour inviter à de nouvelles interprétations du réel.

 

Une atmosphère mystérieuse se dégage des paysages, des intérieurs et des portraits qui composent ses séries d’images, principalement photographiées sur pellicule 120. Certaines de ses œuvres sont issues d’enquêtes et de découvertes sur le terrain alors que d’autres sont le fruit de mises en scène. Enfin, la limite entre les deux est intentionnellement brouillée pour révéler un monde parallèle à la fois étrange et familier.