Ce projet de résidence prendra la forme d’une exploration photographique abordant les sujets de la transmission, de la mémoire et du retour. En me concentrant à la fois sur un espace naturel et un espace domestique, j’identifie des éléments et construit un dialogue entre les notions d’enracinement et de déracinement, de mémoire et d’oubli, de pérennité et de vulnérabilité. J’ai pensé aux vivaces comme à des plantes survivantes, elles résistent aux saisons, aux temps cléments comme arides, elles reviennent, pour la plupart, années après années. L’espace du jardin agit ici comme espace double. C’est un espace de travail et de dédication, mais aussi de réminiscence et de transmission, une fiction pour pouvoir aborder ta vie avant la déportation.

 

 




Biographie

Emmanuelle Duret vit et travaille à Tiohtià:ke / Mooniyang Montréal. Elle a complété un baccalauréat en arts visuels et médiatiques, une mineure en histoire de l’art et termine actuellement une maîtrise en arts visuels et médiatiques à l’Université du Québec à Montréal. Elle a effectué des résidences de recherches et présenté son travail lors de projets solos et d’expositions collectives, notamment à VU photo, Avatar, la Galerie Leonard & Bina Ellen (Sightings 33). Sa pratique engage une approche interdisciplinaire et conceptuelle et sollicite à la fois gestes historiographiques et artistiques. Elle écrit, photographie, filme, explore les limites et les liens entre texte, image, espace, mémoire et histoire. Ces projets en cours abordent les sujets des lieux de mémoires, de la transmission intergénérationnelle et de l’histoire écrite et orale.

Discreet Inscenatory Effects, 2019 Pellicule argentique numérisée et impression jet d’encre sur papier hahnemühle, dimensions variées Collections privées
Von – Bis Dans le cadre du projet Boîte Noire, 2020 – 2021 Photogrammes, 20,3 x 25,4 cm