Photo : Maz Boisvert

owen est un être qui longe le fleuve Saint-Laurent (entre autre)

Prendre le temps de développer des liens de proximités avec les lieux et les êtres vivants et non-vivants.
J’aime prendre le temps.

Celui de jouer, de s’inventer des histoires, de faire des cabanes. Le temps que demande à se relier. Pour construire ensemble des refuges façonnés à partir de pensées, de présences, de repas à partager. Porter avec soi une maison sous forme de famille choisie. Ne pas se laisser habituer par l’aridité des violences quotidiennes, vivre en cultivant sa porosité.

Par l’installation, la performance, la photographie et le dessin émergent des fictions poétiques dans le décor du quotidien. Mon travail s’allonge en marathons, c’est-à-dire qu’il s’élabore sur de longues durées. S’étendre dans le temps afin de permettre une liberté d’évolution et de métamorphose des réflexions. Le processus de création comme méthode d’apprentissage.

Parfois, le dessin et la photo argentique s’intègrent aux moments performatifs comme moyen de documenter, mais surtout en tant qu’outils modifiant la posture d’être au monde. Observer avec attention, en ne gardant qu’une impression une fois le moment effacé. Par sa matérialité friable et peu fiable, la photographie argentique m’oblige à laisser aller cette trace fuyante comme les moments qu’on ne peut saisir que partiellement.

Le souvenir vient à manquer ce qui génère des récits. Ces presque-histoires à l’aube du narratif jouent avec la frontière de ce qui est perceptible. Mon art est informe, sans finalité comme on n’a jamais terminé d’apprendre.

Instagram : @the_cryingblueberry

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