Photo : Myriam QuennevilleWilliam Légaré s’intéresse aux espaces et aux conditions qui offrent l’imprécision nécessaire à l’inattendu. Se positionnant comme témoin ou partie prenante des événements impromptus, il se fascine pour les relations qu’entretiennent les gens avec les lieux qu’iels côtoient. Les rencontres qui en résultent, prenant part dans la marge du territoire, tel que la friche, le dépôt à neige et la route, agissent comme un révélateur qui donne un sens et active la curiosité envers ce qui est là : l’hospitalité, la parole, l’objet trouvé, la trace résultant du geste.
Par la photographie, l’installation, la performance et diverses formes de bidouillage, il capte ces fragments du quotidien pour en réorienter la signification. Ses œuvres prennent souvent la forme d’espaces intermédiaires où les images s’appréhendent comme des objets. Ce qui est raconté se révèle alors par couche, transparence et entre les brèches. Les scènes glanées agissent comme des métaphores permettant d’aborder des expériences plus vastes, dont celle du temps qui passe.
Basé à Québec, il participe en 2020 à Spacieux Local, l’exposition des finissants du baccalauréat en arts visuels de l’Université Laval. Son œuvre Les paysages glanés est présentée dans un projet collaboratif entre Manif d’art et l’Université Laval. En 2022, il présente Se tenir entre à L’Œil de Poisson. En 2023, il participe à la programmation de Folie/Culture avec la performance Des confettis grands comme des machines, expose Duplex avec Isabelle Desroches au centre Atoll et présente la série Les poussières à la Foire en art actuel de Québec.
Instagram : @william_legare_98


