L’exposition Saisons d’eau douce d’Éloïse Plamondon-Pagé, présentée à la Bibliothèque Monique-Corriveau (Sainte-Foy) à Expo Cité et à l’Oasis Saint Malo, est de nouveau présentée du 4 janvier au 18 février, sur le parvis de l’église Saint-Roch, par la ville de Québec!
C’est l’hiver et on pense qu’il est blanc, mais il porte toutes ces teintes nées du froid, ces fameuses ombres bleues mais aussi ces tons chauds du matin et du soir qu’on penserait n’appartenir qu’aux déserts de sable. Éloïse Plamondon-Pagé nous incite à ne pas simplement voir mais surtout à ressentir, à contempler comment chaque seconde qui passe meurt en laissant derrière elle sa traînée de lumières. C’est aussi une leçon apprise des oiseaux, ceux qui savent observer le monde dans tous les sens et percevoir des choses que nous ne voyons pas. S’émerveillant des incommensurables étendues que la sterne arctique peut observer dans ses voyages entre les pôles de la Terre, l’artiste cherche à faire ressortir les couleurs non moins infinies des espaces que nous habitons.
À partir d’une pratique élargie de l’estampe à laquelle elle allie la photographie, l’installation et la vidéo, Éloïse Plamondon-Pagé traduit son expérience sensible du monde dans ses œuvres. Elle finalise actuellement une maîtrise en arts visuels à l’Université Laval et a présenté son travail dans plusieurs expositions individuelles et collectives, en plus de le développer au fil de projets de résidence de création au Québec, au Canada, en Allemagne, en Italie, en France, au Portugal, en Islande, au Japon, en Jordanie et en Chine. Éloïse était artiste en résidence au centre VU pour l’année 2020-2021.
Biographie
Eloïse Plamondon-Pagé
Naviguant entre la photographie, la vidéo, l’installation, l’estampe, le dessin et l’écriture, la pratique d’Éloïse Plamondon-Pagé explore les instants transitoires et furtifs qui nous traversent, nous habitent et nous façonnent. Basée à Québec (Canada), elle a participé à de nombreuses résidences et projets de création en Amérique, en Europe, au Moyen-Orient et en Asie, où elle a également présenté son travail dans le cadre d’expositions individuelles et collectives ainsi que de biennales internationales. Sa pratique vidéo s’inscrit dans un rapport direct au photographique, dont elle prolonge le regard dans la durée. Le médium devient alors un prétexte pour habiter le moment présent et s’en laisser imprégner, tandis que la caméra enregistre le devenir permanent de l’instant.




