Photo : Camilo Andres Castiblanco GuerreroJuliette Matte-Breton est une artiste visuelle multidisciplinaire et travailleuse culturelle née et résidant dans la ville de Québec. Sa pratique s’intéresse aux questions du récit de soi, de l’autothéorie, de l’identité et des cultures populaires, qui sont abordées sous un angle nourri des sciences sociales et de son expérience. Diplômée d’un baccalauréat en arts visuels et médiatiques (2023) ainsi que d’une maîtrise en arts visuels de l’Université Laval (2026) au terme de laquelle son mémoire a reçu une mention d’excellence, elle poursuit actuellement un doctorat sur mesure en arts et sciences sociales à l’Université Laval. Son travail a été présenté dans plusieurs expositions collectives telles que Fleur de peau (2023) à la salle d’exposition du pavillon Alphonse-Desjardins de l’Université Laval et Détours queers (2024) à la Charpente des Fauves. Juliette a aussi présenté des projets solos comme Rage & Paillettes (2024) à la salle d’exposition du pavillon Alphonse-Desjardins de l’Université Laval et Spectrum of Feminine Rage (2025) à la Charpente des Fauves.
« Mon travail met en scène des concepts liés au monde social à travers des récits d’autofiction prenant la forme d’images performatives et d’installations. J’éprouve à la fois le besoin et le plaisir de chercher à comprendre comment je me suis construite et comment j’ai été construite. L’art que je crée examine la socialisation dans une perspective féministe traversée de contradictions et teintée de ma propre expérience, où persiste un désir de plaire. La revendication de mon travail se fait dans la colère et la confiance, mais aussi dans l’humour et l’incertitude. Je crée à partir d’obsessions, comme la couleur rose ou Miley Cyrus, motivée par l’impulsion et l’enthousiasme, avec une volonté d’intellectualiser chacune de mes intuitions. Par ma pratique, j’essaie de reproduire le sentiment que j’éprouve en découvrant pour la première fois un film provenant de l’époque qui m’a vue grandir : une impression de découvrir une partie de soi à travers la culture populaire et le lien avec les autres. Mes œuvres trouvent un écho similaire chez des personnes ayant vécu des expériences féminines et queer, avec qui je partage des références. C’est dans ces allers-retours entre le personnel et le collectif que mon travail trouve son sens. »
Instagram : @juliette_mattebreton.jpeg


