Photo : Chloé Vinot Préfontaine

Installée sur le Onyionhwentsïio’ depuis août 2022, j’assoie ma pratique dans une démarche pluridisciplinaire au croisement de la danse, de l’architecture, de l’écriture et des arts visuels. Je rêve en tableaux figés et c’est de ces miniatures fabuleuses que transpire mon travail photographique, chorégraphique et poétique.

Tantôt empreintes de douceur, tantôt hantées, mes images se veulent témoins de l’onirisme rassurant qui m’habite. À travers mes expérimentations, le corps devenu matière se détache de la représentation pure de son aspect physique ou réel. Je fais danser la chair entre les pixels, lui donnant forme à travers les flous, les plis et convexités du corps parfois nu.

La présence de l’humain, toujours évoquée, s’apparente souvent à une trace dans le paysage. Je travaille la figure du fantôme à travers des anthropomorphismes hésitants, incarnant la fragilité touchante du genius loci. La mémoire et l’invisible sont au centre de ma recherche.

Avec la volonté de redonner à l’espace son échelle oubliée, je cadre souvent l’humain au centre d’une scène naturelle ouverte. J’y vois alors un arrêt du temps, une faille dans laquelle me glisser pour exister en suspension et y déposer ma mémoire comme un objet tangible. Je convoite ces traces qui comblent mon quotidien et les lieux que j’ai habité en tentant d’en faire transpirer les souvenirs à travers la mise en scène de corps mouvants.

Instagram : @maxylizz_

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