Les vivants est la troisième itération du projet Topographies s’intéressant cette fois-ci à la notion de patrimoine vivant, en lien plus particulièrement avec la préservation de la biodiversité, la transmission de savoirs et de pratiques qui encouragent la régénérescence du vivant et des relations entre les êtres dans nos environnements urbains.
Dans la lignée de cette réflexion, Les vivants est une occasion de réfléchir ensemble diverses manifestations du patrimoine vivant dans nos territoires. Face à la crise environnementale que nous vivons, ce projet crée un contexte fertile pour réfléchir et agir collectivement en faveur des cohabitations possibles entre les êtres humain·e·s et non-humain·e·s dans le contexte urbain propre à la région de Québec.
Depuis le mois de juin 2023, Sarah Boutin, Ariane Daoust, Vincent Drouin, Débora Flor, Idra Labrie, ainsi qu’Angela Marsh avec le Théâtre Rude Ingénierie ont entamé des résidences de recherche et création qui dureront jusqu’au mois de décembre. Au cours de leurs résidences, les artistes sont invité·e·s à faire de la recherche de terrain et mettre en commun des questionnements et/ou avancements. Les perspectives multidisciplinaires et relationnelles sont encouragées afin de promouvoir des dialogues féconds entre artistes, spécialistes et/ou citoyen·ne·s. À l’issue des résidences, les artistes partageront le fruit de leurs recherches dans une forme développée à partir de la nature de leur projet (performance, atelier de sensibilisation, conversation, projection, installation, ou autre) lors d’une exposition et d’un événement public à l’automne.
VU a pu réaliser ce projet grâce à un soutien financier offert par la Ville de Québec dans le cadre du programme Mise en valeur du patrimoine par les arts, volet de l’Entente de développement culturel conclue avec le ministère de la Culture et des Communications.
Ce projet a également bénéficié de l’appui Conseil québécois du patrimoine vivante et de l’accompagnement d’Annette Viel* en tant que consultante.
* Annette Viel, historienne de l’art, fait oeuvre de MTT (muséologue tout-terrain) là où elle intervient. Comme les artistes du land art, elle a « déserté » les salles des musées traditionnels, préférant oeuvrer en prise directe avec le territoire et donner ainsi libre cours à sa passion pour la nature, les citoyens, la culture et la création.
Elle prône une approche transdisciplinaire et diversifiée, n’hésitant pas à emprunter des voies inédites alliant arts, sciences et technologies.
Image : Vincent Drouin
Biographies
Sarah Boutin
Sarah Boutin (elle) est une artiste visuelle et autrice qui interroge les manières dont les corps souffrent et s’émancipent des deuils qu’ils ont appris à refouler. Elle appelle son travail « prière », car il est ce par quoi elle se consacre aux pierres, aux lilas, aux framboises comme à autant de vies auxquelles nous nous relions et par lesquelles nos êtres se dilatent.
Ariane Daoust
Ariane Daoust s’intéresse à la décroissance et mène une réflexion sur les conditions de possibilité et de mise en actes d’alternatives à la croissance qu’elle développe à travers différents types d’activités et de non-activités. Elle est Amie des Jardins du Corps-de-Garde.
Vincent Drouin
Vincent Drouin réalise des explorations artistiques qui découlent de son expérience sur le territoire québécois et de la recherche sur les points de contact entre humains et nature. Sous un regard géopoétique, il documente son passage dans ces espaces entrecoupés de rivières et de traces du passé.
Débora Flor
Débora Flor expérimente et explore différents procédés photographiques argentiques et de techniques anciennes auxquels elle intègre entre autres, de la broderie et divers objets. Avec son approche sensible et par le caractère organique de sa démarche, elle met en évidence les relations qu’elle tisse avec les êtres et les lieux.
Idra Labrie
Idra Labrie est un artiste-photographe qui, depuis plusieurs années, évolue en tant que créateur d’images, communicateur, formateur et médiateur. Il privilégie dans son art des approches archaïques et expérientielles en photographie, des pratiques d’expression libre, exploratoires, contemplatives et méditatives. On pourrait dire, un goût pour l’inconnu ou l’ineffable. Toujours en contraste apparent, entre simplicité et minimalisme.
Angela Marsh et Théâtre Rude Ingénierie
Angela Marsh crée des projets artistiques-écologiques-relationnels qui sont le résultat d’une recherche de réciprocité intime et d’apprentissage du vivant. Depuis 2018, elle collabore avec des plantes adventices qui poussent dans des terrains vagues et des pelouses en monoculture. Pour ce projet, elle collabore avec Théâtre Rude Ingénierie, compagnie de création multidisciplinaire dont la pratique se concentre sur la rencontre du son, de l’image, de l’objet, de l’ingénierie et du vivant.


















